C'est le refrain préféré de nos voisins anglais. Un championnat "de fermiers", incapable de rivaliser avec l'ogre qu'est la Premier League. Mais derrière french bashing, une question mérite d'être posée : que disent réellement les statistiques ?
Le PSG est-il la bête noire des clubs anglais ?
Soyons honnêtes, le Paris Saint-Germain occupe une place centrale dans l’analyse statistique du football français, au point d’influencer fortement les moyennes et les tendances globales de la Ligue 1. Grâce à sa domination sportive ces dernières années, le club parisien gonfle naturellement nos indicateurs.
En excluant le PSG, le pourcentage de victoires tombe à 32,7 %, avec 12,2 % de matchs nuls et 55,1 % de défaites.
Loin d’une humiliation, mais une efficacité limitée en matchs couperets
Sur les matchs à élimination directe et les finales, le constat est clair : les clubs français sont globalement en difficulté face à leurs adversaires. En 21 confrontations directes, finales comprises, ils ne se sont qualifiés ou imposés que 9 fois, contre 12 éliminations, soit un taux de réussite de 42,9 % (contre 57,1 % pour les adversaires).
Un débat ouvert sur l’impact des championnats
Comme l’a récemment souligné Mikel Arteta, l'entraineur d'Arsenal, les clubs comme le PSG ou le Bayern évoluent dans des championnats où la concurrence est moins dense qu’en Premier League, ce qui leur permettrait de mieux gérer leur effectif et de se concentrer davantage sur la Ligue des champions.
À l’inverse, d’autres connaisseurs estiment que cette intensité quotidienne du championnat anglais constitue justement un avantage pour les clubs de Premier League car habitués à un rythme élevé et à des matchs difficiles chaque semaine, ce qui les prépare mieux aux exigences européennes.